Le 13 décembre, à Liévin, marchons en silence et en solidarité de l’Hôtel de ville de Liévin jusqu’au village d’enfants de Riaumont
Marchons pour soutenir les nombreuses victimes du village d’enfants de Riaumont, dont les témoignages — depuis des années — décrivent des situations d’une extrême gravité.
Marchons pour celles et ceux qui ont parlé, pour celles et ceux qui n’ont pas encore pu le faire, et pour celles et ceux qui ne le pourront jamais.
Les récits qui ont émergé au fil du temps font état de violences physiques, d’humiliations, d’atteintes sexuelles, de dérives autoritaires, idéologiques et communautaires, ainsi que d’un climat qui, selon de nombreux témoins, relevait d’une emprise dangereuse, dont certain.e.s ont rapproché les mécanismes de dérives sectaires.
Ces témoignages sont insupportables. Ils appellent une réponse forte, protectrice, déterminée.
Et pourtant, malgré les signalements, malgré les alertes répétées, malgré les interdictions ou restrictions qui ont déjà été prises dans certains cadres — notamment concernant les activités liées aux scouts de Riaumont —, nous apprenons aujourd’hui qu’une fête de la Saint-Nicolas est maintenue au village d’enfants de Riaumont.
Une fête… en l’honneur du saint patron protecteur des enfants.
Une fête… où des enfants sont invités, alors même que des enquêtes, des procédures, des rapports et des témoignages continuent de s’accumuler.
Une fête… autorisée par la préfecture du Nord–Pas-de-Calais, malgré tout ce que l’on sait, malgré tout ce que l’on entend depuis tant d’années.
Nous considérons cela comme profondément scandaleux.
Parce qu’on ne peut pas prétendre protéger les enfants tout en fermant les yeux.
Parce qu’on ne peut pas ignorer la parole des victimes.
Parce qu’on ne peut pas tolérer que des lieux mis en cause par tant d’anciens enfants accueillent aujourd’hui d’autres enfants comme si de rien n’était.
Nous ne marcherons pas pour la haine.
Nous ne ne marcherons pas pour le bruit.
Nous marcherons pour la vérité, la justice, la dignité et la protection des enfants !
Nous marcherons pour rappeler que la souffrance des victimes n’est pas une note de bas de page.
Qu’elle n’est pas un détail.
Qu’elle n’est pas négociable.
Nous marcherons parce que protéger les enfants n’est pas une option, n’est pas une variable d’ajustement, n’est pas un slogan institutionnel :
c’est un devoir. Un devoir moral. Un devoir humain. Un devoir républicain.
Nous appelons les autorités publiques, l’État, la préfecture, les services de protection, à agir avec cohérence, avec courage, avec la seule boussole qui devrait guider toute décision : l’intérêt supérieur de l’enfant.
Pour les victimes, pour la vérité, pour la justice : MARCHONS .
Exigeons la fermeture du village d’enfants de Riaumont!